A45 et Grenelle de l'environnement

Une autoroute "génération développement durable"

Guy Mathiolon, Président de la CCI de Lyon, André Mounier, Président de la CCI de Saint-Etienne/Montbrison et Pascal Clément, Président du Conseil Général de la Loire plaident au Ministère de l’Ecologie pour une "A45, génération développement durable".

Guy Mathiolon et André Mounier ont été reçus le 17 octobre à leur demande par le Directeur de Cabinet de Jean-Louis Borloo, le Préfet Christian Frémont. Avec Pascal Clément, Président du Conseil Général de la Loire qui avait souhaité soutenir et accompagner cette démarche, ils ont souligné les entorses quotidiennes au développement durable provoquées par le très mauvais fonctionnement de l’actuelle liaison entre Lyon et Saint-Etienne. A l’inverse, ils ont invoqué le Grenelle de l’Environnement en faveur de la réalisation rapide d’une "A45, génération développement durable". 

Ils ont articulé leur argumentation selon les axes suivants :
1/ L'actuelle liaison Lyon/Saint-Etienne est une entorse quotidienne aux principes du développement durable 
     - principes économiques : 15 Mds€ perdus sur 30 ans simplement à cause des embouteillages, auxquels il faut rajouter le coût des marchés perdus et celui de la perte d'image. 
     - principes humains : les accidents et le stress provoqués par la mauvaise qualité et le mauvais fonctionnement de la liaison. A noter que sur la portion A47 de la liaison Lyon/Saint-Etienne, la majorité du linéaire de glissières de sécurité n'est pas aux normes.
     - principes environnementaux : pollution et gaspillages d'énergie provoqués par les millions d'heures perdues chaque année dans les embouteillages; cadre de vie très dégradé des riverains d'une infrastructure passant en pied d'immeubles (Rive de Gier, Givors); obsolescence de la voirie : pas de traitement des eaux de ruissellement, qui se déversent directement dans le Gier; après avoir lessivé l’A47 de ses huiles, hydrocarbures et autres déchets ; à l'inverse, menace permanente de débordements du Gier comme l’a illustré la coupure de l'A47 plusieurs jours en décembre 2003. 

2/ Seule la réalisation de l'A45 permettra de faire de la plus importante voie de communication de Rhône-Alpes une voie de communication "génération développement durable"
     - Lyon/Saint-Etienne a besoin d'une autoroute. Aujourd'hui, il faut emprunter successivement trois morceaux de routes pour aller de Lyon à Saint-Etienne : l'A7 (Lyon-Givors), l'A47 (Givors/Saint-Chamond), la RN 88 (Saint-Chamond/Saint-Etienne), où la capacité et la vitesse autorisées sont chaque fois différentes. La réalisation de l'autoroute conditionne l'émergence de la métropole Lyon/Saint-Etienne voulue par l'Etat (directive territoriale d'aménagement, signée par le premier ministre le 12 janvier 2007).
     - L’A45 est le meilleur choix pour préserver l'environnement, dans un contexte où la vétusté et la saturation de la liaison Lyon-Saint Etienne rendent une solution inévitable. Le projet prend tout en compte : la protection des 2 800 riverains de l'A45 s'agissant du bruit, de l'air, de l'eau, du patrimoine; la préservation de la faune et de la flore; la conservation des paysages. A ce stade du projet, déjà plus d'1/3 des 48 km de l'A45 est paysagé. Aucune autre solution ne permettra un tel niveau de protection. 

En conclusion, ils ont proposé que la liaison Lyon/Saint-Etienne, l’une des premières de France pour le trafic, devienne avec l’A45 une référence nationale "haute qualité environnementale", vitrine de toutes les technologies de pointe développées en la matière. Dans ce contexte, Christian Frémont leur a indiqué que l'A45 est un projet qui ne pose pas de difficultés, faisant partie des infrastructures qui désengorgent des axes surchargés, contribuent à améliorer la sécurité routière et l'aménagement du territoire. Il a souligné l'importance de l'avis favorable rendu par la commission d'enquête, et précisé que la procédure suivrait très normalement son cours.