Le président Sarkozy soutient les PME
Nicolas Sarkozy n’est pas venu les mains vides ! A l'assemblée des Entrepreneurs CGPME de Lyon, le vendredi 7 décembre 2007 à la Salle 3000 et devant plus de 2500 entrepreneurs enthousiastes réunis à Lyon et nulle part ailleurs, le Chef de l’Etat a apporté une série de réponses positives à nombre de nos légitimes revendications.
Comme nous le demandions avec force, il a annoncé la suppression de l’Imposition Forfaitaire Annuelle, cet impôt inique et "archaïque" qui frappe, sans discernement aucun, nos entreprises. Le Président de la République a évoqué sa disparition en des termes on ne peut plus clairs : "Je suis venu vous dire aujourd’hui que 2008 sera la dernière année où vous paierez l’IFA". La Taxe Professionnelle qualifiée par lui d’impôt suranné est quant à elle promise à une réforme et à une réduction à horizon 2009.
Sur la question des seuils, analysés comme pénalisant les entreprises lorsqu’elles grandissent, il a confirmé la suppression « dès le premier trimestre 2008, à titre expérimental, des conséquences financières du franchissement de seuil » : pour les entreprises dépassant les seuils de 10 ou 20 salariés, les taux de prélèvements sociaux n’augmenteront plus. En matière de délais de paiement, reprenant l’argumentation de toujours de la CGPME, le Président a dénoncé les pratiques qui font des PME les banquières des grands groupes ou de l’Etat. Il a prôné la réduction de ces délais et ajouté que, pour commencer, il sera début 2008 proposé au parlement de "limiter à 60 jours le délai maximal de paiement à compter de la réception de la facture, sous peine d’intérêts dissuasifs". Ensuite, place sera faite à la négociation sectorielle qui, si elle n’aboutit pas en un an, sera suivie d’un calendrier de réduction "précis, progressif et contraignant". L’Etat ne sera pas en reste et ses délais seront dès l’année prochaine abaissés de 45 jours à 30 jours pour les marchés publics, sans compter l’étude immédiate de la mise en place dans ce cadre d’une priorité de paiement pour les PME. Cette batterie de mesures constitue à l’évidence une signe fort en direction de nos entreprises ; un signe parfaitement assumé par Nicolas Sarkozy qui veut "une discrimination positive en faveur des PME".
Les engagements pris s’ajoutent aux dispositions récentes pour libérer le travail et les entreprises "du carcan des 35 heures" : ils sonnent comme une reconnaissance supplémentaire du "fait PME" et comme autant d’éléments fondateurs de rapports nouveaux entre l’Etat et les forces de croissance de ce pays.
Nous nous félicitons de cette évolution, que nous devons à la pertinence de nos combats permanents et à l’expression très directe de nos convictions. Ce fut encore le cas lors de notre Assemblée des Entrepreneurs où nos présidents CGPME avaient planté sans concession, ni retenue, le décor. En présence du ministre Hervé Novelli, le président Turcas a ainsi rappelé avec une plaisante sagesse lyonnaise que "le difficile, c’est pas d’y penser, c’est d’y faire", avant de lancer à nos gouvernants un message sans ambigüité sur le thème "Nous attendons plus, nous attendons mieux" ; il a ainsi réclamé le passage immédiat aux actes pour que nos PME, ces Petites Machines d’Excellence deviennent demain les Petits Moteurs d’Espérance dont la France a tant besoin. Quant à Jean-François Roubaud, le président national qui exprima les inquiétudes des PME, il a lancé au chef de l’Etat "Le capitalisme à visage humain est devant vous !" avant de le solliciter "pour desserrer les freins qui brident l’initiative".
Si l’on en juge par la qualité des annonces faites, ils ont été entendus et c’est là une incontestable victoire pour l’ensemble de notre famille d’entrepreneurs. Pour les militants du concret que nous sommes, c’est aussi un vrai souffle nouveau, un véritable ballon d’oxygène qui, de l’avis unanime de ceux qui étaient présents, va largement contribuer à regonfler le moral des entrepreneurs.

