Sogimm, conservateur de patrimoine
Giles Proisy, Président de SOGIMM
Né le 23 juillet 1959 entre Tizi-Ouzou et Alger, Giles Proisy est le premier homme qui est né dans un hélicoptère. Ce côté frissonnant d’une naissance atypique en fait un homme sensationnel qui cherche toujours à dépasser les limites au grands dams de ceux qui l’entourent.
Lyon Events : Quel cursus vous a ammené à devenir un patron "hors normes" ?
Giles Proisy : Après avoir passé mon baccalauréat, je suis parti aux Etats-Unis pendant deux ans environ et, en voyant les chefs d’entreprises autour de moi, j’ai appris, écouté, regardé, pour tenter de me forger une stature d’homme d’affaire. J’étais seul et puis, avec quelques amis que j’avais sur place, j’ai monté une petite affaire avant de rentrer en France. J’ai rejoint mon père qui était dans le placement financier et en 1985, à l’époque ou je rencontrai mon épouse, j’ai décidé de me mettre à mon compte dans mon "petit" Cabinet Proisy. En 1989, après la naissance de ma fille, avec ma femme, nous nous sommes lancé dans l’aventure Sogimm dont la dénomination est un petit clin d’oeil à ma fille.
Lyon Events : Quelle est l’activité de Sogimm ?
Giles Proisy : Nous sommes en quelque sorte des "préservateurs" du patrimoine immobilier et culturel de la France. Nous n’hésitons pas, accompagné par des partenaires financiers, à reprendre des bâtisses qui font partie intégrante de l’histoire de notre pays pour leur donner une seconde vie, si je peux m’exprimer ainsi. Nous choisissons bien sur les domaines par l’intermédiaire d’apporteur d’affaires, mais aujourd’hui notre présence incite aussi les gens à nous contacter directement pour nous faire des propositions. Tout se fait chez nous de manière attentive avec, pour seul but, de réussir les opérations que nous menons.
Lyon Events : Pourquoi ce choix et non pas un immobilier "classique" ?
Giles Proisy : Vous savez, sans trahir de secret, j’ai une profonde admiration pour un grand personnage de l’histoire de France : André Malraux. Vous n’êtes pas sans savoir que cet homme illustre a créé la loi du 4 août 1962 qui vise à la conservation du patrimoine architectural et historique en facilitant la restauration immobilière. Pour ma part, étant un homme bouillonant, une véritable boîte à idées et toujours à fond (aux dires de mes proches), j’ai trouvé dans cette loi une motivation supplémentaire pour donner libre cours à mes envies et surtout à mes pensées.
Lyon Events : Que sera votre avenir dans cette profession si particulière ?
Giles Proisy : J’ai un rêve, mais un rêve qui deviendra une réalité dans les années qui viennent. Je souhaite créer une école de formation de bâtiment. Attention pas une école comme vous pouvez l’entendre au sens strict du terme, non pas du tout. Baigné depuis plusieurs années dans mon mêtier, je souhaite pouvoir former des gens aux mêtiers d’art du bâtiment. Aujourd’hui il est très compliqué de trouver un tailleur de pierre compétent, un ébéniste qui n’hésite pas à cheviller le bois à l’ancienne, des menuisiers qui élaborent de splendides meubles comme cela se faisait il y a déjà quelques siècles, des patineurs de meubles qui ont le respect de la tradition et de l’ouvrage. Tout cela, je voudrai le mettre en place dans ce centre pour que l’on retrouve enfin nos racines.
Lyon Events : Et la vie privée dans tout ça ?
Giles Proisy : Je fais tout pour préserver la vie que je mène, avec mon épouse et mes enfants, depuis 23 ans maintenant. Je ne manque pas de prendre du temps pour profiter des miens et aussi leur faire profiter de ma présence. Vous savez que j’ai des passions intenses, comme le rugby par exemple, et bien sachez que cette passion je la partage avec les miens. C’est donc une vie privée des plus agréables que je puisse avoir.
Lyon Events : Et l’avenir ?
Giles Proisy : Je suis un peu entêté, donc mon avenir sera celui des objectifs que je me suis fixé. Je ferai tout pour réussir les projets qui me tiennent à coeur et je n’aurai de cesse d’en trouver de nouveau.
Propos recueillis par PPM

