Après le match contre le Racing, personne ne pensait que le Lou serait capable de réaliser le non match parfait, le week-end suivant, chez un des deux promus.
Le score final est sans appel : 20 à 6 pour Colomiers. Que s’est-il passé ? Des conditions météorologiques catastrophiques ? Un arbitrage "maison"’ ? De nombreux blessés ? Une impasse sur ce match ?
Rien de tout cela. Le stade Michel Bendichou était bien balayé par du vent, mais les lyonnais connurent bien pire. Si les nouvelles règles ne sont pas encore totalement acquises, ce fut le cas pour les deux équipes. Le capitaine Gérald Gambetta et Ludovic Saunier étaient absents, mais l’équipe avait plutôt à cœur de réussir ce match pour ses blessés. Toute la semaine, le staff annonçait un objectif de victoire. Alors ?
Dès l’engagement, les columérins prennent le jeu à leur compte en inscrivant sur leur première occasion un drop par leur ouvreur Frédéric Pujo. Puis ce sera la série noire d’actions avortées pour des en-avant et la faillite du buteur Jeandré Fourie (0 sur 3). Colomiers prend confiance et ne rate pas la pénalité offerte par l’indiscipline lyonnaise à la 26ème (6-0). La mêlée est bousculée, la touche défaillante.
Sur une perte de balle suite à un lancé de Tony testa, dans les 22m du Lou, la défense craque et Nicolas Spanghero offre le seul essai du match aux siens à la 31ème (11-0). Jeandré Fourie trouve enfin le chemin des poteaux à la 37ème (11-3), mais Frédéric Pujo répond immédiatement à la 39ème et les deux équipes retournent aux vestiaires sur le score de 14-3.
La seconde mi-temps voit le Lou tenter durant dix minutes et la marque évoluer à 14-6. Mais les supporters présents n’assistent qu’à un feu de paille puisque Colomiers reprend de l’avance à 17-6, puis 20-6 à la 55ème. Les vingt cinq dernières minutes sont insipides pour les lyonnais. Malgré le coaching, rien ne change. Les hommes de Raphaël Saint André et Mathieu Lazerges sortiront têtes basses des vestiaires et les columérins, légèrement provocateurs, se demandent encore comment cette équipe a battu les parisiens.
Ce samedi, le Lou a montré toutes ces mauvaises facettes : manque d’envie, d’agressivité, touche déréglée, mêlée chahutée, pertes de balles au contact ou nombreux en-avant. Le groupe s’est désuni face à une équipe motivée. La victoire du Racing a probablement eu un effet psychologique néfaste sur une équipe non préparée au statut de favori et Nicolas Bontinck, un des rares à tenter, à découvert les vieux fantômes du Lou. Maintenant, la pression est sur l’équipe avant la réception de Tarbes.
Le mot d’ordre sera bien : ‘’Fantômes, sortez de cette équipe !!!’’
Ph. Gandelin