Samedi : Surrrr...prise !!!

Photos : Ph. Gandelin / APL

Alors que les professionnels s’attendaient à une finale Simon-Tsonga, le destin a parlé. Et il a toujours raison. Les surprises, c’est quand même ce qu’il y a de mieux dans la vie !

"Ca sent un peu la fin !". Le village vibre une des dernières fois, les privilégiés s’affairent autour des tables pour les derniers entrechats "businestiques" et on cherche en vain un accès village, où même une place pour le dimanche, le jour des officiels, des pontes de notre cité... bref seront présents, uniquement ceux qui sont utiles à la véritable vie de la métropole des gaules.

Puis après quelques dégustations, on se rend tranquillement sur le cours. 

En entrée, Robin Soderling (vainqueur 2004) contre le numéro 1 français, Gilles Simon. Les deux hommes, vétus à l’identique, se reconnaisent uniquement par le short. Durant le premier set, Gilles joue un peu mécaniquement sans étonner, sans surprendre, sans faire vibrer le palais "aux guichets fermés". Les jeux se suivent, un enchainement de services, quelques échanges rapides, mais un jeu décousu qui ne satisfait pas. Après avoir empocher son set, Gilles Simon semble patauger. Il ne conclut pas, commet trop de fautes directes, laisse son adversaire (qui a fait appel au médecin et stopper le jeu plusieurs minutes) gérer les débats. Il s’enfonce et s’étouffe pour n’être plus que l’ombre de lui durant cette semaine lyonnaise. Ainsi ex-aequo, les tennismen entament une ultime manche. On se met à rêver, à crier, à soutenir le français, mais rien n’y fait. Comme un coup de massue, les jeux défilent et le score est sans appel (5/7 - 6/3 - 6/3). Soderling s’offre sa 2eme finale à Lyon.

Puis en plat principal, arrive le duel franco-français. Tout le monde vante les mérites du régional, Julien Benetteau et dans le même temps, tout le monde attend, comme un messie, que Jo-Wilfried Tsonga atteigne sa 1ere finale lyonnaise. Mais voilà, encore un favori (enfin aux dires des connaisseurs) qui ne répond pas aux attentes. Le jeu n’est pas plein. Les fautes directes s’accumulent et le bressan joue de toute sa longueur de balle et de son accélération pour destabiliser le manceau. Profitant de la moindre faille, Julien met la pression, ne se désunie pas, il empoche le 1er set au jeu décisif et maintient le même schéma durant la seconde manche. Benetteau s’offre le stratifié de Lyon un dimanche sur le score de 7/6 - 7/5.

Une finale inédite défiant toutes les statistiques qui va se jouer à guichets fermés et qui honorera, en tout état de cause, un beau champion pour le Grand Prix.

Ph. Gandelin


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