Photos : Ph. Gandelin / APL
Comme pour des jeux olympiques, comme pour une coupe du monde, Robin Soderling s’offre le doublé au Gptl, 4 ans après son premier succès. Un champion qui dure ?
Exceptionnellement, les portes du palais des sports s’ouvraient plus tôt qu’à l’accoutumé. En effet, cette année, la finale du double se déroulait dès 12 h afin que les amateurs puissent profiter pleinement d’une journée de tennis. Une initiative interessante qui évite aux joueurs du double d’être "abandonnés" par les amateurs du simple qui se ruent, dès la fin de la remise des prix, sur les quelques stands ouverts qui "destockent" les "invendus" de la journée (toasts, boissons...).
Certes si ils n’étaient pas pléthore à assister à la victoire de Michaël Llodra et Andy Ram face à l’australien Huss et au britannique Hutchins (6/3 - 5/7 - 10/8), ils étaient aussi beaucoup moins nombreux à arpenter les couloirs du village. Un petit vent de crise ou le soleil reluisant qui attirait les foules vers d’autres cieux ? Va savoir.
Le maire de Lyon, Gérard Collomb, en guest star, Michel Mercier, président du conseil général, en invité spécial, Nathalie Simon et son sourire pour éclairer la journée sous le chapiteau, le Gptl a choisi de rester lyonnais de Lyon et ce n’est pas plus mal. Cela évite les ébrouements éffrénés des neo-pseudo-photographe-people qui ont tendance à énerver les gens par leur attitude dominatrice et hautaine, pour ne pas dire vulgaire.
Vient enfin, après le dîner de gala du dimanche, l’heure de rejoindre le central. Le suédois Robin Soderling est un cogneur, ses jeux sont expéditifs, ses retours fulgurants et Julien Benetteau, le chouchou du public, a du mal à digérer. Même si il ne s’éffondre pas, le bressan est débordé et ne peut construire son jeu comme il l’avait fait face à Jo-Wilfried Tsonga. Le 1er set se termine de façon relativement expéditive (27 minutes) et l’entame de la seconde période ne répond pas aux attentes du français. Vite breaké, Julien veut rester dans la partie coute que coute. Aidé par le public il pousse jusqu’à égaliser à 5 jeux partout avant de donner le coup de rein nécessaire à empocher la 2eme manche au jeu décisif.
Tout le monde y croit. C’est parti pour une 3eme période. Mais d’entrée, Julien craque. Déconcentré, il s’éparpille, se disperse, ne gère plus ses coups et joue à l’aveuglette. Vite mené 5 jeux à rien, il sauve l’honneur avant de concéder le dernier set (6/3 - 6/7 - 6/1).
Robin Soderling empoche donc sa 2eme verrerie. On l’attend donc en 2012, comme le voudrait la logique pour ce champion au cycle olympique.
Ph. Gandelin
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