LOU / Agen : Agen...ou !?
Photos : Ph. Gandelin / APL
Week-end des lumières, tout Vuillermet attendait de ses joueurs un match identique à la première journée de championnat contre le Racing-Métro 92. Après la frayeur contre Narbonne et avant le spectacle son et lumière de fin de match, Lionel Mallier et ses coéquipiers se devaient d’illuminer le stade de leurs talents.
De retour à Lyon, Christian Lanta venait armé de ses stars internationales François Gelez et Rupeni Caucaunibuca pour faire un coup. Pendant 10 minutes, le Lou tente de marquer son territoire. Sur une première faute des lot-et-garonnais, Jeandre Fourie ouvre la marque de 40m (3-0). Agen laisse passer l’orage et réagit en profitant d’une perte de balle pour pousser les lyonnais à la faute. François Gelez ne tremble pas (3-3). Petit à petit, les bleus et blancs occupent le camp adverse et pèse physiquement sur la partie.
La tension monte et Xavier Fiard écope d’un carton jaune. À une minute de la fin de sa punition (38ème), Rupeni Caucaunibuca touche son second ballon. Mis sur orbite, il transperce la défense et inscrit le seul essai de la partie. Avec la transformation, la mi-temps est sifflée sur le score de 3 à 10 en faveur des visiteurs.
Si à la 46ème, François Gelez aggrave la marque sur pénalité (3-13), la seconde période est tout à l’avantage du Lou. Agen subit en touche et en mêlée. Mais malgré sa domination, l’équipe de Raphaël Saint-André et Mathieu Lazerges ne peut se montrer décisive. Seule la botte de Jeandre Fourie, par trois fois, permet au groupe de revenir à un petit point (12 – 13). Il reste dix neuf minutes. Une fois de plus, le mal profond qui rogne le collectif va frapper. Dominer n’est pas marquer et gagner. Et le miracle ne se produit pas. Par trois fois, à la 73ème, 76ème et 79ème, Jeandre Fourie manque deux pénalités et Xavier Sadourny, un drop. À la sirène, il ne reste plus qu’à constater les dégâts.
Il reste deux matchs à l’extérieur (Bourg en Bresse et Bordeaux) pour atteindre l’objectif fixé et cinq points à rattraper. Encore à la recherche d’une première victoire hors de ses bases, le challenge semble difficile à atteindre. Le Président, Yvan Patet, risque de se retrouver bien seul lorsque le temps des décisions sera venu.
Fête des Lumières, Saint-Nicolas, Calendrier de l’avent ou chaussons sous le sapin de Noël, toutes les invocations seront-elles suffisantes à un moment ou le Lou est à genou ?
Ph. Gandelin
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