Metro-Racing / Lou : Un patron reste un patron

Photos : Ph. Gandelin / APL

Après trois victoires consécutives sur des équipes de bas de classement, le Lou montait à la capitale pour un match test. Face au leader du championnat, les hommes du duo St-André-Lazerges espéraient faire tomber le Racing-Métro 92 en renouvelant le match aller en termes de qualité et d’envie. Mais attention, un ciel et blanc averti en vaut deux. 

Privé de son pilier, Laurent Pakihivatau, de son talonneur, Ephraïm Taukafa et du retour de Ludovic Saunier sur une blessure à l’échauffement, le Lou entame le match en s’installant près des 22m parisiens. Cette domination, encore une fois stérile, dure huit minutes. Puis, c’est au tour de la puissance des Racingmen de se casser les dents sur une défense lyonnaise solide. A la 11ème minute, Arnaud Mathet, placé à l’arrière et désigné comme buteur, réalise une belle pénalité de 40m. Au stade Yves du Manoir, le Lou ouvre le score (0-3). Le Racing-Métro 92 réagit, mais par deux fois, la touche lyonnaise subtilise des ballons dangereux. Il faut attendre la 19ème et Greg Goosen pour remettre les deux équipes à égalité sur pénalité (3-3). Paris accélère. En deux vagues successives, le buteur maison s’offre une nouvelle occasion sur pénalité et met son équipe devant à la 23ème (6-3). A partir de ce moment, le volume de jeu augmente côté parisien. Le Lou tient bon et rentre au vestiaire sur ce score avantageux. 

Il faut une seule minute à Greg Goosen pour inscrire sa troisième pénalité (9-3). Cette avance donne confiance aux joueurs de Pierre Berbizier. Le rouleau compresseur se met en marche. La mêlée donne des signes de faiblesses. Pire, à la 47ème la défense au ras est prise de vitesse et le troisième ligne aile, Alvaro Galindo, aplatit entre les poteaux. Avec la transformation, le score enfle à 16-3. Un sursaut d’orgueil, permet à Arnaud Mathet d’inscrire une seconde pénalité à la 51ème (16-6). Après la valse des remplacements, l’arrière parisien, Greg Goosen se rappelle aux bons souvenirs des lyonnais en prenant un intervalle. Il dépose trois défenseurs et offre à Carlo Festuccia un essai sur un deux contre un d’école de rugby (23-6 à la 59ème). La messe est dite. Le Racing-Métro 92 s’offre même le luxe de remplacer son meilleur joueur de la rencontre. Il ne manque plus que la cerise sur le gâteau : le troisième essai, synonyme de bonus offensif. Il arrive à la 75ème par l’inévitable Serili Bobo. Abonné absent à Vuillermet, le fidjien est lancé impeccablement dans le centre de la ligne d’attaque. Monstrueux de puissance, il s’impose, avec respect, et marque au centre des poteaux. 30 à 6 avec la transformation, ce n’est pas une dernière tentative d’attaque lyonnaise qui sauvera les apparences. 

L’examen de passage en classe supérieure est manqué. Le Lou retombe à la huitième place. "L’effet Elissalde" n’est pas au rendez-vous. La faiblesse du groupe est apparue au grand jour après la correction infligée par le Racing-métro 92. Le président Yvan Patet devra probablement passer aux actes et ne plus promettre. Ce dimanche, deux choses sont sûres : le Patron est resté le Patron et le Lou n’en a pas la moindre taille.

Ph. Gandelin

Les équipes
Lyon
: Fiard (Gicollet 61), Testa(Colliat 69), Castellina (Korkmaz 63) Nauroy (N’Gauamo 61), Cadic, Portier, Gambetta, Dorier (Laurent 55), Nicoud, Sadourny, Wakanivuga, Leite, Galopin, Raffault, Mathet (Fourie 54)
Metro-Racing : Lo Cicero (Tuugahala 54), Diomandé (Festuccia 54), Mérabet (Coetzee 54), Van Der Merwe, Raiwalui (Chavancy 17), Leo’o, Galindo, Hehea, Fillol (Berry 69), Wisniewski, Vakaola (Clarke 56), Dubois, Gaugau, Bobo, Goosen (Valbon 69)