Samedi : Les "L" de la finale
Photos : Ph. Gandelin & Bruno Fouillat / APL
Le samedi c’est le jour de la "demi" consécration. Ce sera donc une finale presque inattendu en "L" comme Ljubicic et Llodra, en "L" comme lift ou lob. L’ambiance de cette dernière journée risque d’être très chaude et les gradins devraient rugir aux sons de "Mika" pour qu’un français conserve le titre.
En début d’après midi, Yvan Ljubicic n’a eu aucun mal à se débarasser d’Arnaud Clément. Sans doute épuisé par son quart de finale face à Jo-Wilfried Tsonga, et qui avait duré presque 170 minutes, le français n’a pas réellement pesé lourd dans la balance. Les coups droits appuyés et stables du croate sont venus à bout de Clément. Dès le 1er set on sent la différence de fraîcheur physique, de mental et de motivation. Le croate balaye toutes les intentions de son adversaire. Le français ne peut plus déborder, son jeu n’est pas bien réglé et il commet de nombreuses fautes directes. Malgré le soutien du public, il ne peut attaquer du fond du court et les quelques assauts qu’il tente à la volée lui sont retournés par de splendide passing. Le message est passé : "Tu n’iras pas en finale". Loin d’être destabilisé par le public qui avait choisi son camp, Ljubicic déroule sans problème. Il ne faiblit pas et doit sans doute se rappeler 2001 où il avait pu remporter, face à un invité surprise en finale, Younes El Aynaoui, sa victoire à Lyon en moins d’une heure.
Le second set est un peu plus accroché. On a comme l’impression que le croate laisse venir à lui le français pour profiter de quelques erreurs ou des faiblesses de la journée. Il ne prendra qu’une seule fois le service de son adversaire mais cela lui suffit pour accéder à la dernière journée sur le score sans appel de 6/2 - 6/4. Si Arnaud Clément n’était pas vraiment triste de sa prestation ratée, il ne s’attendait pas à accéder à ce niveau de la compétition et se contentait d’avoir bien préparé les tournois qui vont prochainement se présenter à lui.
Lors du 2eme match, le duel franco-français est beaucoup plus accroché. Gilles Simon parvient à obtenir le jeu décisif dans le 1er set. Il faut bien dire que les services de Mickael Llodra sont foudroyants. Les 2 hommes se rendent coups pour coups. Concentrés tous les deux, ils ne se dispersent pas. Et pourtant, même si les 4 premiers jeux du 2eme set ressemblent à la première partie du match, Llodra met la pression et prend rapidement le service de son adversaire. On assiste alors à une sorte de "laissons faire". Gilles Simon laisse passer ce set comme si il attendait de pouvoir enfoncer le clou lors de la 3eme manche. Il doit subir des jeux blancs de la part de l’artilleur de service parisien et concède facilement ce 2eme set.
C’est le moment que le palais des sports choisi pour chauffer à blanc l’enceinte de Gerland. Les spectateurs sont partagés. Déjà heureux de savoir qu’un français sera en finale, ils hésitent à choisir leur camp. Et dans cette 3eme manche, aucun des garçons ne veut plier. A chaque fois qu’il sert, Llodra assassine littéralement Gilles Simon. Il accumule les aces et se permet, encore un fois, d’encaisser de superbe jeux blancs. De son côté Gilles Simon mise sur sa vitesse d’éxécution et les retours un peu courts que lui sert Llodra. Puisque personne ne veut craquer, on se dirige tout de go vers un nouveau jeu décisif. Et c’est le moment que choisi le parisien pour dépasser très facilement les 200km/h pour ses services. D’entrée il prend le service de Simon mais perd l’un des siens. Loin d’être déstabilisé, le parisien sent que son jour de chance est peut-être arrivé. Il enchaine service-volée, obligeant Simon à se retrancher au fond du court. Plus rien n’y fera et Llodra se fait plaisir un ne perdant plus aucun point. C’est donc sur le score de 6/7 - 6/3 - 7/6 que le membre de l’équipe de France de Coupe Davis accède à la finale 2009.
Au village on accueille les derniers invités. Dimanche ce sera le tour des Vip et des officiels et les sésames d’accès seront vraiment complqiué à trouver.
Ph. Gandelin
|
Les finales de dimanche sur le central |
.
.
.

