OL / Marseille : Un dimanche fantastique
Photos : Ph. Gandelin / APL
Lyon avait la possibilité, lors de cette rencontre, de reprendre la tête du championnat, suite à la défaite de Bordeaux dans l’après-midi. A défaut, nous avons assisté à un festival de buts que l’on avait pas vu depuis 25 ans en championnat et les 2 équipes repartent dos à dos. Un partage des points normal au vue du match historique disputé par les 2 formations.
Lyon ne voulait plus perdre à Gerland, pour conserver son statut de prétendant et Marseille se devait de prendre des points pour recoller au classement. D’entrée de jeu ce sont les lyonnais qui sont le plus entreprenants. A la 3eme minute, c’est Pjanic qui montre l’exemple en inscrivant le 1er but de la rencontre. Au vue du jeu développé, on se dit que les gones ne veulent pas craquer dans leur jardin de Gerland. Mais les phocéens ne sont pas à la peine. Ils construisent eux aussi, petit à petit leur jeu et donne beaucoup de mal à la défense lyonnaise. A la 11eme, c’est Diawarra qui redonne de l’espoir aux marseillais en trompant un Lloris un peu fébrile. Loin de vouloir se laisser malmener, les rhodaniens poussent un peu plus. A la 14eme, c’est sur un exploit personnel de Govou, parti de son camp, qui remonte tout le terrain, se jouant de 5 marseillais avant de tromper encore une fois Mandanda. Le jeu s’équilibre enfin et la première période dévoile 2 équipes qui osent tout.mais sans grande réussite. Il faudra attendre la 44eme minute pour que Cheyrou trompe Lloris d’une frappe lointaine. Le gardien lyonnais s’y prend en 2 temps mais ne peut éviter que le ballon ne franchisse sa ligne. C’est sur cette grosse erreur que les équipes rejoignent le vestiaire sur ce score de parité.
La début de le 2eme mi-temps est à mettre au compte des marseillais. Piqué au vif, ils submergent la défense lyonnaise et jettent un froid sur Gerland. Kone, un peu esseulé, se joue aisément des défenseurs et envoie le ballon au fond des cages de Lloris. C’est la 47eme minute et l’inquiétude s’empare des supporters. Lyon est devenu l’antre des marseillais dont les chants sont plus bruyants que ceux des lyonnais. Attérés, les gones ne répliquent que par incartades. A l’avant Lopez cherche désepérement une ouverture et Cissokho tente de développer le jeu sur le côté gauche. A défaut de pouvoir concrétiser, les lyonnais cherchent la faute pour obtenir des coups de pied arrétés mais les jambes de Kallstrom ne sont pas de la partie. A la 79eme c’est Brandao qui profite encore d’une faiblesse défensive pour faire le break et donner de l’air à son équipe (Lyon 2 -Marseille 4).
On se dit que la messe est dite mais c’est sans compter sur la volonté des lyonnais. Alors que Bastos est rentré, Pjanic se retrouve reculé d’un cran pour donner un peu plus de technicité et de tonus à l’équipe. Il n’ne faut pas plus à Lyon pour reprendre de l’espoir. A la 81eme, Lopez se joue à son tour de la défense marseillaise et trompe Mandanda. Il ne reste qu’une dizaine de minutes à jouer et tout est encore permit pour obtenir le match nul. Poussant sans cesse, Lopez finit par déstabiliser la défense marseillaise et obtient à la 83eme minute un pénalty salvateur. A 4 à 4, on se contente de ce résultat inespéré.
Mais les rhodaniens ne souhaitent pas en rester là et Bastos, frais comme un gardon, créé la surprise en marquant un 5eme but à la fin du temps règlementaire. Personne n’en revient. Ce renversement de situation est inédit et laisse les commentateurs les bras ballants. On attend donc le coup de sifflet final et le retour de Lyon en tête du championnat. Mais voilà, les marseillais disposent de 3 minutes pour sauver la baraque et c’est sur une nouvelle mésentente de la défense lyonnaise qu’ils obtiennent l’égalisation à l’ultime seconde de la rencontre par un but contre son camp de Toulalan.
Ce 5 à 5 historique est aussi compliqué pour le selectionneur des bleus. A quelques jours de la rencontre décisive face aux Irlandais, en barrage de la Coupe du Monde 2010, Raymond Domenech a vu toute l’étendue des erreurs de ses gardiens fétiches. 10 buts dans la même rencontre où les 2 goals principaux de l’équipe de France sont en cause sur bon nombre de fautes personnelles laisse planer comme un "vieux doute".
On gardera toutefois le souvenir d'un dimanche fabuleux et d'un match énorme à plus d'un titre.
Ph. Gandelin
Les équipes :
Lyon : Lloris, Cris, Csissokho, Gassama, Kallstrom (Bastos 68), Pjanic, Ederson (Gomis 55), Makoun, Toulalan, Lopez, Govou (Delgado 80)
Marseille : Mandanda, Hilton, Heinze, Diawarra, Bonnart, Cheyrou (Cisse 68), Mbia, Abriel, Brandao, Niang, Kone (Valbuena 57)

