Nantes / LHC : Au courage
Photo : Ph. Gandelin / APL (Archives)
C’est dans la douleur que les Lions se sont imposés à Nantes en partie à cause d’un deuxième tiers-temps mal négocié. Au final, ils s’en tirent tout de même avec une victoire sur le score fleuve de 8-6 et s’emparent du même coup de la deuxième place de la poule A.
Il y a des matchs qui laissent un arrière-goût d’insatisfaction et celui-ci en fera sans doute partie. Car si les Lions se sont imposés, la victoire n’a été acquise que dans les derniers moments d’une rencontre qui aura au moins eu le mérite d’être riche en buts. Tout avait bien commencé pour les Lions qui distançaient les Corsaires dans le premier tiers, bien qu’ayant encaissé un but en infériorité après seulement cinq minutes de jeu. Hormis ce bémol, ils réussirent à en marquer quatre sans que leurs adversaires ne puissent riposter : c’est Alex Olsson qui, bien servi par Robert Olsson et Damien Croux en power-play, ouvrait le bal à la dixième minute. Et puis, en l’espace de trois minutes, Nicolas Deshaies (sur une passe de Matthieu Combe), Robert Olsson (sur un beau jeu initié par Frioux et Vouligny) et Alex Olsson (avec des assistes de Frioux et Robert Olsson) trompaient un Martin Leonard bien esseulé.
Pascal Margerit pouvait donc être satisfait de ses troupes à l’issue du premier tiers. Mais si l’on pensait que les Lions se dirigeaient vers une victoire facile, il n’en fut rien, bien au contraire : Si Wikström trouvait la faille dans la défense nantaise à la 36ème minute, les Corsaires ripostaient par trois fois grâce à Jérémy Paradis, auteur d’un véritable tour du chapeau. Les Lions rentraient donc au vestiaire avec une seule longueur d’avance et tout était à refaire à l’orée du troisième tiers.
Si Paradis continuait à faire vivre un enfer à Daniel Svedin en inscrivant un quatrième but, les Lions trouvaient les ressources nécessaires pour marquer à deux reprises : par Deshaies, d’un puissant tir en power-play (son deuxième de la soirée - sur des passes de Croux et Frioux), puis par Alex Olsson, sur des passes de Deshaies et Croux, encore une fois en supériorité numérique. Les Lions ne menaient donc que 7-6 à deux minutes de la fin, et l’entraîneur Nantais Eric Schnakenbourg jouait son va-tout en retirant son gardien pour le remplacer par un joueur de champ supplémentaire. En vain : Arnaud Magallon dégageait le palet vers François-Henri Désérable qui servait Damien Croux. Et le chouchou du public lyonnais s’échappait seul pour sceller la victoire des siens à dix secondes de la fin avec un but en cage vide.
A final, ce fut dur, mais le contrat est rempli : les Lions repartent de Loire-Atlantique avec les deux points de la victoire et réalisent la bonne opération du week-end puisque Asnières s’est incliné à Tours, ce qui permet aux hommes de Pascal Margerit de s’emparer de la deuxième place du classement de la poule A. Il leur reste maintenant trois matchs avant la trêve de Noël pour conforter cette position avec, d’abord, la réception de Clermont samedi soir.

