Open Gdf-Suez de Lyon : Une belle semaine
Photos : Ph. Gandelin & Bruno Fouillat / APL
C’est avec le succès de l’italienne Remondina face à la polonaise Korzeniak sur le score de 6/1 - 7/6 que s’est terminée la 2eme édition de l’Open Gdf-Suez de Lyon. Une fois encore, toute l’équipe du Tennis Club de Lyon avait mit les petits plats dans les grands pour recevoir avec gentillesse et simplicité les spectateurs, la presse et les sportives qui sont venues en découdre pour remporter ce 10.000 $ du circuit féminin. Une belle semaine.
Les organisateurs du tournoi avaient tout prévu pour que cette manifestation se déroule bien. Jérome Vannier et toute son équipe (Virginie, Isabelle, Sophie et Andrée) nous avaient concocté une semaine digne des grands tournoi du circuit Atp féminin. Soutenu par David Marchive, maître es réception et restauration, les nombreux spectateurs qui ont assisté durant 9 jours à ces joutes sportives, ont pu aussi apprécier une cuisine de qualité qui donnait réellement envie de ne pas voir se terminer cette compétition. Le village des partenaires a grandi, offrant un espace réceptif encore plus spacieux que lors de 2009, et les nombreux mécènes de cette opération ne cachaient pas leur satisfaction quant à leur engagement financier et humain.
Et, comme les idées ne manquent jamais dans ce club purement lyonnais, outre les rencontres tennistiques, tout avait été prévu pour que l’ambiance soit assurée par de très nombreuses animations. Un cocktail de la ligue pour la "soirée de la femme", un buffet dinatoire pour les "Partenaires du club", une soirée "Partenaires du tournoi", une nuit "Absolut", et, comme pour finir en beauté, une très belle nuit de "Prestige" en forme de soirée de clotire et de gala lors de la nuit du samedi. DJ Fabio a donc assuré, durant toutes ces manifestations, l’ambiance musicale necéssaire à la réussite du bon déroulement de toutes ces soirées. Bien évidemment, après la remise des prix de dimanche, assurée par Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, de Jean Wallach, président de la ligue et d'Emilie Loit, ancienne 27eme mondiale, sous l’oeil attentif de Thierry Braillard, Adjoint à la Jeunesse et aux Sports de la Ville de Lyon, de Claude Chabot, adjoint aux sports du 6eme et de Philippe Cochet, député du Rhône, tous les participants se sont retrouvés autour d’un splendide verre de l’amitié, histoire de décompresser enfin de cette semaine fort chargée.
Sur le plan sportif, tout avait commencé dès le samedi avec le tableau de qualifications. Le lundi, les 32 joueuses pouvaient entamer la phase finale de la compétition. 8 joueuses issues des qualifications et 4 wild-card pouvaient enfin s’adonner au plaisir de remporter le tournoi et de succéder à la chinoise Zhang, 1ere détentrice du trophée. Pas moins de 15 nationalités étaient représentées (France, Roumanie, Georgie, Ukraine, Nouvelle-Zelande, Luxembourg...) mais, pour cette édition, la délégation chinoise ne comptait qu’une seule représentante. Peut-être un effet de la crise ou un choix technique de l’Empire du Milieu, mais cela a permit d’éclaircir et d’ouvrir un peu plus le tableau à la différence de 2009 où les joueuses asiatiques avaient envahi les courts lyonnais.
La talentueuse et jeune Elixane Lechemia, pure lyonnaise qui s’entraîne maintenant au pole France à Roland Garros, a bien tenu son rang. Certes sa défaite en 8eme de finale face à sa compatriote Morgane Pons a marqué les esprits. Une rencontre de plus de 2 heures 30 qui fut intense en sensations et en rebondissements. En remportant le 1er set facilement, Elixane rate une balle de 3 jeu à rien dans le 2eme set et craque subitement. Remontée par un moral d’acier, Morgane Pons arrache le 2eme set au jeu décisif alors que la lyonnaise avait déjà disposé d’une balle de match. Très accrochée, le dernier set se joue aux nerfs. A ce petit jeu, Elixane manque de concentration et sa petite dérive est flagrante. Elle rumine certainement dans sa tête toutes les balles perdues sottement et ne parvient pas à s’offrir un quart de finale.
Vendredi, à l’issue des quarts de finale, une seule représentante française était encore en lice. Stéphanie Voungsouthi, tête de série numéro 1, conservait l’espoir de remporter le tournoi face à la liechensteinoise Vogt. Samedi, pour les demi-finale, nous avons assisté à 2 matchs aux antipodes. La 1ere rencontre, entre Korzemiak (tête de série n°2) et l’ukrainienne Piven (tête de série n°8) a duré plus de 2 heures (6/3 - 6/7 - 6/4) alors que la seconde s’est clôturée en moins de 55 minutes et a vu la défaite de Vongsouthi sur le score sans appel de 6/1 - 6/4. La finale s’annonce donc alléchante.avec, d’un côté la qualité de résistance et la faculté de récupération de la polonaise Korzeniak, de l’autre, la surprenante et vive italienne Remondina, qui préfère terminer rapidement tous les jeux.
Donc, en ce dimanche, après que Claude Chabot, adjoint aux sports du 6eme arrondissement, ai remi le trophée des espoirs, la finale pouvait commencer. En moins de 30 minutes, l’italienne Remondina remportait le 1er set 6/1. On se dit que l’affaire est entendue. Le second set commence sur le même rythme. L’italienne mène rapidement 2 à 0 mais rate une balle de 3/0 et se fait remonter par la polonaise. Petit à petit Korzeniak refait son retard et se permet même de mener au score (5/4 puis 6/5). Mais voilà, Remondina ne l’entend pas de cette oreille et ne veut pas aller jusqu’à la 3eme manche. Elle donne tout et revient coller au score garce à un splendide jeu de service. On se retrouve donc au jeu décisif et là, les nerfs de Korzeniak lâchent. Remondina enchaîne les points sans que son opposante ne trouve de solutions. Et 1, et 2, et 3, et 4, et 5, et 6 à 0. Les mains ne tremblent pas et l’italienne ne manque pas la balle de match. Cette opposition entre 2 gabarit totalement opposé vire à l’avantage de l’italienne qui avait encore des ressources physiques pusiqu’elle avait assurée ses victoires sans passer trop de temps sur les courts.
Le rendez-vous est donc dores et déjà prit pour 2011 avec le 3eme Open Gdf-Suez, toujours sur les terres fort accueillantes du Tennis Club de Lyon, "seul Grand Prix de Tennis encore à Lyon", aux dires de Gérard Colomb lors de son petit discours de remise des prix.
Ph. Gandelin
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