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Bordeaux / OL (Champion's League) : Le dernier carré

Photos :  Ph. Gandelin / APL (Archives)

Lyon est enfin rentré dans l’histoire en accédant aux demi-finales de la Champion’s League aux dépens de Bordeaux. Bienvenue dans le dernier carré.

Que ce match fut dur et intense. Avec pas moins de 5 cartons jaunes, les lyonnais étaient au bord de la rupture face à des girondins survoltés, soutenus par le public de Chaban-Delmas. Durant les 45 premières minutes, les duels se mettent en place. Avec seulement 2 buts à remonter pour se qualifier, les hommes de Laurent Blanc font l’assaut de la surface lyonnaise en ne laissant quasiment pas d’espace aux contre-attaques éventuelles des gones. Le jeu est dense, voire touffu, et dans cette confusion l’arbitre a beaucoup de mal à  calmé les esprits surchauffés des 2 formations. Si Bastos a tenté un tir cadré à la 8eme minute, c’est peut-être la seule véritable action au bénéfice des lyonnais pour cette 1ere période. 

Avec Chamakh et Wendel aux avant-postes, la défense lyonnaise souffre mais ne plie pas. Les contacts sont rugueux des 2 côtes mais les bordelais croient en leur bonne étoile. Diarra fait vibrer le stade lorsque le boulet de canon qu’il a asséné à la 44eme heurte les montants d’Hugo Lloris. Rien n’effraie les adversaires de l’OL et Chamakh, sur une mésentente et un petit cafouillage en défense, trompe le portier lyonnais à quelque secondes seulement du coup de sifflet. Ce but terrible, loin de remonter le moral d’une équipe en temps normal, donne des ailes aux bordelais.

De retour des vestiaires on assiste pratiquement à la même prestation que lors de la première mi-temps. Aux forceps, les girondins s’appuient sur leur vitesse d’exécution pour remonter le fameux but synonyme de qualification. Mais Lyon a de l’expérience dans les rencontres internationales et si les attaques sont de plus en plus fréquentes, les lyonnais ont eu la présence d’esprit de remonter leur systême défensif de quelques mètres, ce qui permet de tuer dans l’oeuf la bonne volonté girondine. Il faut aussi donner un grand coup de chapeau à Hugo Lloris qui fut plus que décisif et qui nous montrat des parades d’un autre monde, demontrant qu'il était en état de grâce. Avec volonté et hargne, les rhodaniens restent soudés et, lorsque retentit le coup de sifflet final salvateur, enfin ils peuvent laisser exprimer leur joie.

Pour l'histoire Lyon accède enfin à une place qui lui fut refusée 3 fois déjà lors de la compétition. Il va falloir se déplacer à Munich le 21 avril avant de recevoir les allemands le 27 à Gerland. La fête sera quoi qu'il en soit superbe mais l'on se prête toutefois à rêver d'un retour à Barnabeu. Si seulement !

Ph. Gandelin

Les équipes :
Lyon : Lloris, Cris, Boumsong (Bodmer 77), Reveillere, Cissokho, Kallstrom, Bastos (Ederson 88), Delgado, Toulalan, Gonalons, Gomis (Pjanic 65)
Bordeaux : Carrasso, Ciani, Diarra (Chalme 69), Goucuff, Jussie (Gouffrab 71), Wendeli, Plasil, Sane, Planus (Cavenaghi 85) Tremoulinas, Chamakh


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